8eme EDITION DU GLOBAL UNIVERSITY EMPLOYABILITY RANKING:

LES RÉSULTATS PAR PAYS SUR L’EVOLUTION DE L’EMPLOYABILITE DES JEUNES DIPLÔMÉS DEPUIS 2011
Publiée en exclusivité dans le Times Higher Education 
L’analyse sur cette période montre une baisse de la performance des établissements d’enseignement supérieur en France
  • La performance globale de la France est en baisse, mais c’est le Royaume Uni qui connaît la chute la plus significative en Europe

  • L’Allemagne est montée en flèche depuis 2011 et est devenue la seconde nation la plus représentée dans le classement de l’employabilité des jeunes diplômés, après les US

  • Les universités américaines dominent encore le classement – mais les données montrent une baisse sévère depuis 2011.

  • Les pays d’Asie du Sud Est se distinguent par la montée en puissance de l’employabilité de leurs diplômés – la Chine continentale ne connaissant  comparativement qu’une croissance très modérée.

Les établissements d’enseignement supérieur français sont confrontés à une concurrence mondiale de plus en plus ouverte et à l’émergence, pour les recruteurs, de nouveaux pôles d’attractivité qui ont mis l’employabilité au cœur de leurs politiques d’éducation. C’est ce que révèle la nouvelle édition du Global University Employability Survey and Ranking.

Selon l’analyse issue des enquêtes depuis 2011 – publiée avec l’édition 2018 cette semaine – la performance nationale a baissé comparée à d’autres, les employeurs citant de plus les établissements allemands ou d’Asie du Sud Est au top pour la production de diplômés mieux préparés à intégrer le monde du travail.

 

Le classement annuel – produit par le cabinet de conseil en Ressources Humaines Emerging et publié par le Times Higher Education (THE) – donne le top 150 des institutions les plus performantes en matière d’employabilité. Ce classement est basé sur une enquête dans 22 pays auprès d’environ 7000 managers opérationnels travaillant dans des entreprises ayant de gros volumes de recrutement de jeunes diplômés, et chargés du sourcing et du suivi de ces recrutements dans leurs équipes .

Cette année, une nouvelle méthode d’analyse des données a été mise au point en plus du classement annuel. Elle permet de mesurer la performance de chaque pays depuis la première édition en 2011. Cette méthode croise le nombre d’universités par pays chaque année et leurs positions dans le classement (méthodologie et tableaux ci-dessous).

La France place 10 établissements dans le Top 150 2018, contre 12 l’an passé (ESCP Europe et Sciences Po glissant dans le top 250) – se trouvant ainsi en troisième position à égalité avec le Royaume Uni.  L’Allemagne les surclassant cette année avec 13 établissements.

HEC Paris arrive en tête des établissements français en 2018, maintenant sa 23ème position, alors que l’École Polytechnique, leader en 2017, glisse à la 30 ème place. (classement complet ci-dessous).

Dans le top 30, la France ne place plus que 2 établissements contre 3 l’an passé, EMLYON passant de la 27éme à la 34ème position.

Dans la même période, depuis 2011, l’Allemagne a plus que doublé le nombre de ses établissements dans le top 150. Ce pays est celui dont la performance globale sur les 8 éditions est la meilleure en Europe (voir tableau ci-dessous) et le deuxième pays le plus représenté après les USA.

Le classement 2018 est dominé par Harvard University, qui échange sa place avec le California Institute of Technology (Caltech). The Massachusetts Institute of Technology (MIT) et University of Cambridge se hissent à la 3ème et 4ème place. Stanford University se décale à la 5éme place.

Autres enseignements de l’analyse 2011-2018 :

Globalement, les écarts de performance entre pays en matière d’employabilité s’amenuisent et la domination écrasante des USA dans ce domaine diminue.

Cinq pays se partagent le top 10 en 2018, quatre en 2017.

 

Et alors que les USA continuent à dominer le classement 2018, l’analyse des résultats révèle que les écarts entre pays s’amenuisent. Depuis 2011, la performance des USA subit une baisse plus importante qu’aucun autre pays dans le classement. La compétition s’est intensifiée – particulièrement en provenance d’Asie du Sud Est. Les USA placent 34 universités dans le top 150 cette année versus 55 en 2011, et six établissements dans le top 10 au lieu de sept l’an dernier.

 

  • En Asie du Sud Est, la Corée du Sud se distingue particulièrement mais la Chine est plus lente à s’améliorer.  

 

La Corée du Sud est passée d’un représentant dans le top 150 en 2011 à six en 2018 – et la performance totale de ses établissements a presque doublé depuis l’an passé.  

Cette ascension rapide place la Corée du Sud au même niveau que la Chine en nombre d’universités classées ( voir le tableau ci-dessous).

Hong Kong ainsi que Taiwan font également preuve d’une nette amélioration. La National University of Singapore rejoint le top 10 en 2018.

Mais la Chine, le leader regional qui a pulvérisé le World University Ranking du Times Higher Education, n’est pas dans la même dynamique. En matière d’employabilité des diplômés, sa croissance est beaucoup plus lente. Après avoir très rapidement placé plusieurs établissements dans le Global Employability University Ranking, le premier à avoir détecté les efforts fournis par ses universités, elle ne montre que peu d’évolution comparé à il y a 4 ans.

 

Ceci pourrait provenir de l’accent mis traditionnellement par les établissements chinois sur les savoirs, et les savoir-faire, sans insister sur les soft skills tells que la communication et le travail d’équipe, prises par les employeurs.

 

Alors même que  Hong Kong, Taiwan, Singapour et la Corée du Sud qui ont également su nouer des liens forts avec les entreprises, ont certainement aussi reconnu plus tôt l’importance des soft skills.

  

Principaux enseignements de l’enquête 2018:

 

  • La plupart des pays valorisent les soft skills. L’enquête 2018 révèle que les compétences soft telles que la collaboration et la communication sont prisées dans une grande majorité de pays par les recruteurs – la Chine valorisant davantage les savoirs,  les savoir-faire et l’expertise.

 

  • L’esprit critique (ou la gestion de la complexité)  divise l’Est et l’Ouest. Il y a une différence notable entre l’importance donnée à l’acquisition de compétences d’esprit critique entre les pays d’Asie de l’Est et l’Europe ou l’Amérique du Nord. Aux Etats Unis, 90 pour cent des employeurs considèrent cette compétence comme étant très importante, contre 75 pour cent en Chine.

 

  • Les entreprises considèrent que les universités doivent absolument améliorer leurs  formations en insistant sur les apprentissages  pluridisciplinaires et par projet: 71 pour cent des interviewés y accordent une importance particulière,  plus qu’à aucun autre terrain d’amélioration.

Laurent Dupasquier, Managing Partner at Emerging : Les nouveaux usages digitaux ont introduit le paradigme de la transformation permanente. Il est impossible de savoir quels métiers changeront demain et comment. Ce paradigme, révolutionnaire, fait de la formation initiale et de l’employabilité à long terme, les deux piliers de la réussite professionnelle. Dès lors, les destins des entreprises et des écoles sont liés de manière inextricable.

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